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28 juin 2006

« Clanique et Match’o »

C’est ainsi que Claudy, commentant l’article paru dans Midi-Libre de dimanche passé, parle du landerneau politique sétois. Elle ajoute dans son message : « Je réside à Sète. Par ailleurs, si je suis profondément de gauche, mon vote va plutôt
généralement à " la gauche de la gauche" mais j'avoue que cette législative vous avez ma voix car je vous sais  de gauche et vous saurez faire entendre aussi une voix féministe...  dans ce canton clanique et "match'o", votre candidature renouvelle le paysage.  Et apportera des
idées nouvelles ».

            Alors, allez les femmes ?

candidature.pdf

candidature2.pdf

25 juin 2006

Bon sang ne saurait mentir

 Il a raison, Dédé Lubrano, Conseiller municipal de Sète !

Vous l’aurez compris, je suis capable de vous organiser une réunion un soir capital de Coupe du Monde. Non pas que l’avenir des bleus me soit indifférent, au contraire, je suis bon public ; je ne répugne pas aux comptes rendus de presse des lendemains et j’aime les hymnes nationaux, surtout quand les équipes les entonnent ensemble à pleins poumons.

            Justement, hier soir, j’étais servie ; c’était Argentine/Mexique. Du cœur battant de la pelouse, les chants s’élevaient, valeureux et virils ; dans les tribunes les supporter(e) s reprenaient. Bonheur de l’union des peuples par le sport ; soit !

            A droite de l’écran –je veux dire du terrain- une inscription : non au racisme. Bien. Mais quoi à propos du sexisme, de la traite des femmes dont j’ai maintes fois parlé, esclaves modernes des lupanars de Berlin ? Rien.

            Si. La petite Alexandra, petite fille de Yvette Rosenfeld secrétaire en son temps de la Section socialiste de Saint-Thibéry, une amie,  venait de parler. Pour dire, avec autorité, à la FIFA que la Miss France qu’elle était, n’était pas du tout d’accord avec cela.   Bravo, Alexandra, et  bon sang ne saurait mentir !

Adieu Général

Adieu Général

            Le Général Michel Poulet vient de disparaître, emporté brutalement par un cancer foudroyant.

            C’était un ami. Un ami des femmes.

            Au début de l’année 2000, il m’avait appelé par téléphone. Il voulait me voir. Nous avions déjeuné à Montpellier à l’Ecole d’application de l’Infanterie (EAI) qu’il dirigeait. Il était préoccupé par la fin de la conscription. Plus d’appelés le priverait du lien social que ces derniers tissaient entre l’Armée de Terre et les femmes.

            Je ne comprenais pas. Alors il m’avait expliqué que les soldats parlaient de leur vie militaire à leurs familles, leurs fiancées, leurs épouses, leurs mères et leurs sœurs, et que désormais la professionnalisation allait conduire l’Armée à recruter des milliers de civils. Plus de service militaire signifiait, plus de séparations, plus de mythes, la fin du romantisme, plus d’occasion de dire à la belle dans ses lettres, comment l’Armée l’était aussi. La fin de la conscription rompait un maillon de la chaîne qui permettait à l’Armée de se faire positivement connaître et reconnaître par les citoyennes. Bref, il  importait  au Général Poulet de maintenir ce dialogue que des générations de soldats avaient tissé avec les femmes.

            Il avait aussi, derrière la tête une autre idée.

            L’Armée, privée des bataillons de conscrits, cuisiniers, serveurs, maçons, mécaniciens, coiffeurs, informaticiens, agents administratifs… que sais-je, allait devoir faire appel à une main d’œuvre tout à la fois qualifiée, mais répondant aussi au critère de discipline, de rigueur et de moralité qui caractérise la vie militaire.

            Alors, il avait pensé aux femmes. Et n’avait nullement caché –j’aimais ce style direct aux antipodes de la langue de bois-, son ambition de redorer, dans cet objectif à leurs yeux … le blason de l’Armée de Terre.

            J’ai sauté, pour ainsi dire sur l’occasion. L’EAI s’offraient à l’Assemblée des femmes. Ses exigences n’ont eu de limites que celles de ces adhérentes ; merveilleux Général Poulet ; il était toujours là, en grande tenue pour nous accueillir. Et ne manquait jamais de s’entourer de ses dames, toujours elles aussi, en grande tenue, histoire de nous faire voir !

            Il est parti à Tours à l’été 2002. Il devait revenir à Montpellier. Il a tenu parole.

            Mais ce n’est pas ainsi qu’il en avait été convenu.

            Adieu, Général, adieu l’ami !

Photo : « Les cravates rouges » (le Général Poulet et Mme Yvette Chassagne) sur le site de l’Oppidum d’Ensérune – Remise des insignes de la Légion d’Honneur à Geneviève Tapié.

24 juin 2006

Adieu Général

Le Général Michel Poulet vient de disparaître, emporté brutalement par un cancer foudroyant.
    C’était un ami. Un ami des femmes.
    Au début de l’année 2000, il m’avait appelé par téléphone. Il voulait me voir. Nous avions déjeuné à Montpellier à l’Ecole d’application de l’Infanterie (EAI) qu’il dirigeait. Il était préoccupé par la fin de la conscription. Plus d’appelés le priverait du lien social que ces derniers tissaient entre l’Armée de Terre et les femmes.
    Je ne comprenais pas. Alors il m’avait expliqué que les soldats parlaient de leur vie militaire à leurs familles, leurs fiancées, leurs épouses, leurs mères et leurs sœurs, et que désormais la professionnalisation allait conduire l’Armée à recruter des milliers de civils. Plus de service militaire signifiaient, plus de séparations, plus de mythes, la fin du romantisme, plus d’occasion de dire à la belle dans ses lettres, comment l’Armée l’était aussi. La fin de la conscription rompait un maillon de la chaîne qui permettait à l’Armée de se faire positivement connaître et reconnaître par les citoyennes. Bref, il  importait  au Général Poulet de maintenir ce dialogue que des générations de soldats avaient tissé avec les femmes.
    Il avait aussi, derrière la tête une autre idée.
    L’Armée, privée des bataillons de conscrits, cuisiniers, serveurs, maçons, mécaniciens, coiffeurs, informaticiens, agents administratifs… que sais-je, allait devoir faire appel à une main d’œuvre tout à la fois qualifiée, mais répondant aussi au critère de discipline, de rigueur et de moralité qui caractérise la vie militaire.
    Alors, il avait pensé aux femmes. Et n’avait nullement caché –j’aimais ce style direct aux antipodes de la langue de bois-, son ambition de redorer, dans cet objectif à leurs yeux … le blason de l’Armée de Terre.
    J’ai sauté, pour ainsi dire sur l’occasion. L’EAI s’offraient à l’Assemblée des femmes. Ses exigences n’ont eu de limites que celles de ces adhérentes ; merveilleux Général Poulet ; il était toujours là, en grande tenue pour nous accueillir. Et ne manquait jamais de s’entourer de ses dames, toujours elles aussi, en grande tenue, histoire de nous faire voir !
    Il est parti à Tours à l’été 2002. Il devait revenir à Montpellier. Il a tenu parole.
    Mais ce n’est pas ainsi qu’il en avait été convenu.
    Adieu, Général, adieu l’ami !



Photo : « Les cravates rouges » (le Général Poulet et Mme Yvette Chassagne) sur le site de l’Oppidum d’Ensérune – Remise des insignes de la Légion d’Honneur à Geneviève Tapié.

18 juin 2006

Flash back

Les hommes sont-ils vraiment indécrottables ?

            A une réunion récente du Parti socialiste, un élu local m’a ri au nez à propos des dispositions de notre projet pour exercer le pouvoir autrement : mandat parlementaire unique, limite du cumul, élection des Conseils généraux au scrutin proportionnel….

            Flash back. Dix ans en arrière, sous le cèdre de Gramont, le domaine municipal de Montpellier, on célébrait le départ du  directeur du Palais des Congrès, le Corum. Jospin, alors patron du PS, venait tout juste d’annoncer sa décision de réserver 1/3 des circonscriptions à des femmes : la France, dernière au classement des démocratie européennes comptait à peine 5% de députées à l’Assemblée nationale. Et autour de la table, cette fois là, on m’a gentiment conseillé, bref,  d’aller me faire voir ailleurs. Je crois même qu’on avait parlé de casseroles …

            Aujourd’hui, la Fédération socialiste de l’Hérault vient de désigner trois candidates  aux élections législatives de 2007. Dans trois circonscriptions, gagnables, c'est-à-dire qui ont connu par le passé des élus socialistes.

            Alors, on ne ri plus?

           

17 juin 2006

Whoaaaa !!!

Manda Green, lauréate d’une grande école, une écossaise auteure d’un thèse sur « Les femmes à l’Assemblée nationale » accueille ainsi sur mon courrier électronique d’hier, l’annonce de ma désignation par le Parti socialiste pour porter ses couleurs autour de Sète et du Bassin de Thau, à l’occasion des prochaines élections législatives de 2007. C’est vrai, j’ai obtenu 67,3% des voix.resultats_designation.doc

L’Assemblée des femmes du Languedoc et du Roussillon en perd sa voix ( !), je croule sous les honneurs qu’elles me font ; c’est sûr, ce résultat est la reconnaissance de ces 10 ans de lobby que nous avons entamés déjà derrière Lionel Jospin pour imposer la parité dans les partis politiques.

Mais on m’appelle aussi de La Réunion, pour me vilipender : le quotidien régional de référence a fourni quelques détails un peu erronés ; je m’en suis expliquée avec eux ! Donc, halte au feu !

Mais je retiens de cela que l’on lit Midi-Libre, non seulement dans la Région, mais jusqu’à Saint-Gilles, Saint-Pierre et Saint Denis de La Réunion. Whoaaaa !!!!

13 juin 2006

Hors jeu

La page « Hors jeu » que Midi-Libre consacre ce matin à des commentaires et analyses hors match nous en apprend de belles (www.midilibre.com).
François Martin, rédacteur en chef, affirme qu’il « y a quelque chose de pourri dans le royaume footbalistique … ». Il ne peut pas mieux dire ! D’un côté, drapée de son voile moralisateur, la FIFA vilipende les entraîneurs qui fument sur le banc pendant les rencontres du Mondial. C’est juste, puisque les stades ont été déclarés « non fumeurs ». Mais elle en fait tout un plat, jusqu’à écrire à Ricardo La Volpe, le sélectionneur mexicain pour avoir enfreint la règle dimanche dernier. D’un autre, enveloppée de son manteau d’hypocrisie, la FIFA, tout en vantant « les vertus du sport roi … comme vecteur d’éducation et d’amitié entre les peuples », n’a pas encore daignée sortir son stylo pour condamner cette forme d’esclavage moderne qui livre matches après matches, 40 000 jeunes femmes importées des anciens pays de l’Est, au repos (bien gagné ?), des équipes et des supporters. J’en ai maintes fois parlé sur ce blog.
A nous faire croire d’ailleurs, que les joueurs, seraient des êtres surnaturels dont les appétits hors normes, conduiraient ces messieurs et dans les bras de créatures de rêves (Voir « Profession : femmes de joueur » - dans la presse de ce week-end), et dans les couloirs aseptisés de cette énorme maison de passe.
Moi, je n’en crois rien. Le quotidien régional nous offre aussi ce matin Frank Ribéry en famille. Madame mère, puis Wahiva l’épouse, la main posée sur chacune de ses épaules, Hiziyia, la petite fille, campée sur ses genoux. Et là, rien à voir, une famille, des femmes qui pourraient être vous et moi… Ouf, bravo, les bleus ! Et bonne chance pour ce soir.

08 juin 2006

Madame la Chancelière Merkel, agissez !

C’est une adresse que fait aujourd’hui avec beaucoup de talent, Gisèle Halimi, avocate et Présidente de Choisir la cause des femmes - un mouvement féministe présidé dans le passé par Simone de Beauvoir puis par le Professeur Monod, Prix Nobel de médecine - à Angela Merkel,  pour abolir en tant que femme et chancelière d’Allemagne, « le droit de cité de la prostitution et de la traite des femmes », dans son pays à l’occasion de la Coupe du Monde (www.lemonde.com).

            Je le dis, et je le redis. Une loi injuste en Allemagne permet « l’importation » de 40 000 jeunes femmes venues des anciens pays de l’Est, pour le « soulagement » des sportifs et des supporters. Et par là même d’abandonner, dans un manque total de solidarité envers les plus vulnérables, non seulement des femmes à une forme d’esclavage moderne, mais son pays au commerce du sexe et de l’argent sale.

            Comment dans ce cas Mme Merkel, peut-elle être crédible dans ses projets pour l’Europe ? Quel modèle offre-elle aux nouveaux Etats, aux pays entrants ? Quand, justement vous entrez en Roumanie  l’accueil se fait – c’était la semaine dernière -  à l’aéroport par des jeunes femmes qui offrent aux messieurs … de bonnes adresses ? Quand le hall de votre hôtel regorge … d’occasions, dans un pays où les enfants mendient encore dans la rue, où la prostitution s’érige encore en alternative unique de survie ?

            Alors, Mme la Chancelière Merkel, au moment où l’Europe est en panne, voici une idée pour la faire repartir par les femmes.

            Obtenez des Etats qu’aux critères de démocratie  dans l’Union, soit ajouté le respect  des femmes, et usez de votre poids politique pour défendre leurs droits et leur dignité.  

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