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31 mai 2006

Bon point

Bon point aujourd’hui à Eric Fottorino, directeur délégué de la rédaction, que j’avais fustigé ( « Talons aiguilles » - 12 janvier) à propos des escarpins de Mme Royal au Chili, indécents pour une femme de gauche  dans les quartiers pauvre de Puento Alto.

 Dans son billet« Avantage à la Parité » (Le Monde daté du 31 mai 2006), il renvoie au fond du Court ceux qui crient à l’injustice parce que cette année pour la première fois la gagnante de  Roland Garros empochera 940 000 euros, soit autant que le vainqueur. (www.lemonde.com)

J’avais évoqué ce progrès le 5 avril 2006, dans « Match…os », une expression que m’avais soufflée dans un commentaire à propos du football, un mystérieux Pierre B…., qui dit me connaître.

Puis je donc Pierre B…, vous solliciter pour que nous demandions ensemble à Mr Fottorino de saisir dans ses colonnes la FIFA, à propos de son silence. Elle n’a toujours rien dit sur les 40 000 jeunes femmes qui vont, comme des esclaves, prêter leur corps aux appétits des supporteurs de la Coupe du Monde, dans un méga lupanar que l’on a spécialement à deux pas des stades, aménagé pour l’occasion ? (« Football et sexe vont-ils de pair ? » - 30 janvier 2006)

11:31 Publié dans femmes et politiques | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : Femme

30 mai 2006

Au feu

Je suis au feu.

Au feu des désignations des candidats à l’investiture du Parti socialiste pour les élections législatives de 2007, la Fédération de l’Hérault a réservé trois des sept circonscriptions du département à des femmes (la 3e de Montpellier, la 6e de Béziers et la 7e de Sète). J’en ai déjà parlé sur ce blog ; « Parité et renouvellement – 27 mars » ; « Raison et sentiments - 28 mars »).

Mais il me semble que le moment est venu aujourd’hui de vous faire part de mes propres projets ; vous êtes près de 10 000 à avoir consulté ce blog depuis on ouverture en novembre 2005.

J’ai décidé de solliciter du PS le droit de porter ses couleurs à Sète et autour du Bassin de Thau. Ce n’est pas une mince affaire. Edouard Henriot qualifiait ce type de primaire « combat de gladiateurs ». Gladiateuses, me dires-vous ?

Peut-être, sauf que dans cette micro société formée des 543 militant(e)s de la 7e circonscription qui vont par leur vote interne prendre la décision, l’ordre social, l’organisation de la démocratie militante est réglée ailleurs que dans le groupe des femmes. Bref, si la parité leur permet bien d’être candidates, les véritables enjeux demeurent encore placés sous le contrôle des hommes. D’où, la nécessité, au Parti socialiste comme ailleurs, d’avancer encore pour favoriser l’accès des femmes à la décision.

Il n’en demeure pas moins que j’ai des allié(e)s. Ma candidature s’inscrit dans le renouvellement socialiste marqué par le Congrès du Mans (novembre 2005), et dans le rassemblement de toutes ses sensibilités (ou presque), derrière le Premier secrétaire François Hollande. Mais Sète ne serait plus elle-même, si par cette « singularité » qui la caractérise, quelques un en avaient décidé autrement. Comme s’ils n’avaient toujours pas saisi que l’opinion attend des socialistes non pas un remake du Congrès, mais que leur force traduise dès 2007 dans leur vie quotidienne le changement qu’ils sont en droit d’attende.

Notre programme est en cours d’élaboration, mais déjà, la résolution finale du Congrès du Mans, donne avec « Devoir de vérité », le livre d’entretiens accordés par François Hollande au journaliste Edwy Plenel (Editions Stock, j’en ai déjà parlé hier), quelques orientations : changer le pouvoir pour changer le quotidien des gens ; changer la politique par l’instauration du mandat parlementaire unique –député ou sénateur et rien d’autre, pas même conseiller(e) municipal(e), limitation drastique du cumul des mandats locaux, doublement de la représentation des femmes à l’Assemblée nationale ; il y a actuellement une seule femme sur un total de 32 parlementaires en Languedoc- Roussillon (« En Languedoc-Roussillon , la parité recule » - 21 novembre 2005)

Et pour le Bassin de Thau, une députée, dont l’action unique sera tendue vers les équilibres naturels des étangs, vers l’urbanisation exponentielle de Mèze et Bouzigues, vers les difficultés de la pêche, les souffrances de la conchyliculture, le martyre des viticulteurs, le statut des vins doux naturels à Frontigan La Peyrade et Mireval, le sous-équipement hospitalier, l’avenir du tourisme littoral, du Port de Sète… bref, ces questions locales qui préoccupent légitimement les citoyennes et les citoyens et sur lesquelles, bien entendu, je reviendrai en leur temps.

Alors, pour l’instant, je suis au feu.

On a bien essayé de me déstabiliser par la dénigration sexiste. Il paraît que j’avais mal entendu. Soit, mais qu’importe, je vous l’ai déjà dit, je suis inoxydable !

Geneviève Tapié (2° à partir de la gauche) dans ses vignes.

10:45 Publié dans femmes et politiques | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : Femme

29 mai 2006

Etrange paradoxe

            Je m’interroge. Le Parti socialiste est –il schizophrène ?

            D’un côté, François Hollande, le Premier secrétaire, répond au journaliste Edwy Plenel qui lui demande - « François Hollande, Devoir de vérité » (Editions Stock),

            « Si vous changiez la politique, ses us et ses coutumes ? Si vous n’étiez plus tout à fait les mêmes. Si vous ne recommenciez pas tout à fait la même histoire… » :

  « Le véritable changement (…), doit être de l’ordre de la pratique du pouvoir, des modes de décisions, des formes de l’action publique – et le renouvellement doit aller jusqu’au bout.

                                  C’est un changement dans les esprits qu’il faut engager –pas dans les esprits des gouvernés, qui sont sans doute plus avertis, plus lucides, mais dans celui des gouvernants ».

            D’un autre côté, ce matin, une indiscrétion de Midi-Libre, nous apprendrait que le Président du Conseil général de l’Hérault, sénateur, candidat à la députation, envisagerait de se présenter aussi à la Mairie de Montpellier, détenue comme chacun sait, par Hélène Mandroux, socialiste comme lui.

            A mon tout de poser des questions :

            - qui est le patron au PS ? Qui met en œuvre entre deux Congrès les item de la Résolution finale ? On prévoit (Congrès du Mans) le mandat parlementaire unique. On s’engage à respecter la parité.

            - pourquoi la sacro-sainte tradition qui consiste au PS à protéger comme une espèce en voie de disparition, « le sortant qui se représente, il-n’a-pas-démérité-… »,  serait valable pour les uns et par pour les UNES ?

            Ce que l’on me dit de Hélène Mandroux en ville, chez les avocats, chez les architectes, chez les commerçantes, dans les vestiaires de la piscine d’Antigone, aux femmes chefs d’entreprise, à l’Assemblée des femmes, que sais-je, ne ressemble pas à des commentaires faits à propos de qui aurait justement démérité. Au contraire.

            A moins que Mme Mandroux ait changé d’avis. Ce qui serait son droit le plus entier. Mais alors, qu’elle  nous le  dise clairement, et qu’elle évite, si tel était le cas, de jouer au jeu du qui perd gagne et de recommencer avec les autres « toujours la même histoire »

           

23 mai 2006

Elus de l’Hérault, élus machos ?

Mes amies de Citoyennes Maintenant, une association qui lutte notamment pour promouvoir l’accès des femmes dans toutes les sphères de décision, m’ont adressé une copie de l’article paru, sous la plume de Jean-Marie Gavalda  dans l’édition du  18 mai de Midi-Libre de Montpellier, « Les élus locaux PS insensibles à l’effet Ségolène ».

Avec un commentaire  « élus de l’Hérault, élus machos », que bien entendu je ne peux renier.

Cependant, je redis une fois de plus, ce que je ne cesse de répéter à mes amies Citoyennes, c’est que les combats politiques –ainsi est organisée notre démocratie-, et l’accès des femmes à la décision est encore un acquis majeur à conquérir, se mènent d’abord dans les partis ; ils demeurent encore la seule voie pour accéder au pouvoir politique transformateur.

Alors, c’est vrai, il y a beaucoup de coups à y prendre, matière comme dit la Québécoise Elaine Hémond, Directrice générale de Femmes, politique et démocratie, « à courir après les baffes », mais c’est le prix à payer, surtout quand on défend les droits des femmes.

Ségolène Royal le sait. C’est une femme d’expérience qui a un long passé politique. Alors elle essaie, et l’on ne peut pas lui en vouloir, d’éviter le « combat de gladiateur » que représente toute désignation dans un  parti.

Mais la guerre se gagne sur le champ de bataille, pas à l’extérieur.

Quand Ségolène est attaquée parce qu’elle porte des talons aiguilles ou que l’on veut la renvoyer à la maison pour garder ses enfants ; quand ses compétences sont à priori remises en cause, je crie « Halte au feu ».

Mais quand elle force la ligne, alors, je dis alors, « adieu prudence »…

les_elus_ps_locaux_insensibles.doc

15 mai 2006

Colonel et Commandante

La convocation aujourd’hui et demain  du Colonel des pompiers Charles Cassar, il dirige le SDIS, Service Départemental de Secours et d’Incendie, dans l’Hérault, devant le Conseil de discipline  me remet en mémoire les déboires de Marie-Ange Parère, nommée en 1990 à Béziers par le maire socialiste de l’époque, Alain Barrau,  1ere femme  chef d’un corps de  sapeurs-pompiers. Après 9 ans passés à diriger une caserne de 120 hommes, la mission de rédiger le règlement intérieur du corps départemental des pompiers lui a été assignée avec pour  seul cadre un ancien local à vélo, et en prime l’expulsion de son logement  de fonction.
            Le 19 juin 2003, « après 3 ans de guérilla judicaire », le Tribunal administratif de Montpellier a demandé la réintégration immédiate de Mme Parere dans son commandement, « un dossier de la honte » avait dit le Commissaire du Gouvernement … 
            Marie-Ange Parère a-elle été aujourd’hui rétablie dans ses droits ?