« 2006-03 | Page d'accueil | 2006-05 »
25 avril 2006
Hélène
A l’occasion de ses deux ans de mandat comme maire de Montpellier, Mme Mandroux nous renseigne sur ses intentions : un véritable mandat de maire pour 6 ans en 2008 et la promesse faite aux montpelliérains de ne se consacrer qu’à eux (Midi-Libre Plus - 24 avril 2006). Autrement dit, dans la plus parfaite des transparences, une prise de position claire en faveur du non cumul des mandats.
Mon sentiment, c’est que les électeurs lui en seront reconnaissants. Mais que cela ne m’empêche pas de saluer cette détermination dans un contexte où perdure aujourd’hui encore un système notabiliaire, où l’on considère que pour être élu, il faut être déjà élu.
Hélène Mandroux s’engage donc à n’être candidate, ni aux élections législatives de 2007, ni aux élections sénatoriales de 2008. En agissant ainsi, elle laisse pleinement ouverte la possibilité de conjuguer, dans l’esprit de renouvellement affirmé par les socialistes dans leur motion de Congrès du Mans (novembre 2005), parité hommes femmes et émergence de nouvelles têtes.
09:55 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Mme Michel, rue de la Rocalve
Une enquête présentée au cours du Forum des Global Leader à Davos en 2005, démontrait de manière incontestable la corrélation entre l’égalité des sexes et la hausse de la richesse entre habitants dans les pays développés. Et les chiffres français et suédois confirment que la fécondité des femmes y progressent même quand elles ont une activité professionnelle, pourvu que des politiques efficaces d’accueil de la petite enfance existent.
Pourtant, officiellement, les femmes ne contribuent qu’à 40% dans la production des richesses. Mais quand les économistes y ajoutent le travail domestique des femmes non comptabilisé dans les calculs du PIB, ce pourcentage dépasse 50%. A la question de savoir comment elles font, l’enquête répond « grâce à leur résistance physique » et « aux machines diverses et variées –à laver le linge, la vaisselle…-, sur qui elles peuvent vraiment compter… ».
Dans ma toute petite enfance, à Nissan, les femmes faisaient encore leurs lessives à la main. Et, je n’ai jamais oublié une très vielle dame, réceptionnant sa première machine à laver, en s’exclamant en occitan (c’est encore dans nos villages la langue de l’émotion) : « si je tenais celui qui l’a inventé, pour sûr, je lui donnerai la Légion d’Honneur ! ». Elle s’appelait Mme Michel et demeurait rue de la Rocalve…09:06 Publié dans femmes et politiques | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
18 avril 2006
Martine
Si Lille n’avait pas été aussi loin de Montpellier, le Beffroi, autrement dit l’Hôtel de Ville de Lille, en aurait tremblé tant mon indignation, ma colère est grande : Martine Aubry se voit refuser de se présenter aux prochaines élections législatives de 2007, dans une circonscription urbaine où elle a toutes les chances de l’emporter (Le Monde du 18 avril 2006 www.lemonde.com)
A croire que la parité dans le département du Nord, c’est comme les autoroutes, les éoliennes ou le TGV, on l’accepte -8 circonscriptions sur 12 on été réservées par le PS à des femmes -, à condition qu’il ne passe pas chez soi. C’est absolument décevant et navrant. Dans la rue, dans les vignes, à l’atelier, au bureau ou dans les magasins, les gens sont majoritairement pour les 35 heures, parce que cela change fondamentalement leur vie. Une conquête sociale qu’il ne me gêne pas d’attribuer à Martine Aubry, dont on verra qu’elle s’avère aussi importante pour l’histoire de la Gauche en France que les congés payés de Léon Blum en 1936. Alors, pourquoi veut-on se priver de ses « talents » ?
19:57 Publié dans femmes et politiques | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
17 avril 2006
« La frite » aux Biterrois
C’est Olivier Nicollin, patron de l’ASBH, qui, par un très salutaire « coup de gueule » (Midi-Libre – Béziers) l’a donnée veille du match aux biterrois : en leur enlevant « de la tronche » l’idée qu’ils « ne pouvaient plus monter », l’AS Béziers l’a remporté sur Auch (21/15). L’équipe peut désormais envisager « sa montée en Top 14 », sorte de club fermé qui qualifie parmi les élites les meilleures formations de Rugby à 15 en France.
Reste pour s’y hisser à boucler un tour de table financier. Pas facile, je crois. Mr Nicollin, et cela l’honore, hésite à « frapper encore à la porte de son père », Louis Nicollin, industriel émérite et bien connu des habitués de ce blog.
Très sensible à l’appel que son fils fait à ceux (et celles) qui pourraient lui « prêter main forte », je n’ai malheureusement pas la fortune qui me permettrait d’aider directement le Président de l’ASB. Simplement la conviction profonde que si Béziers croit à nouveau à son équipe, Béziers croira aussi en elle. C’est donc dans les hommes, les joueurs, qu’il faut aujourd’hui investir. L’impact du Club en ville est non seulement social mais bel et bien économique, et il faut donner à l’entraîneur Olivier Saisset et à Michel Palmié la possibilité de s’entourer des meilleurs.
Personnellement, vous le savez, je mets très rarement les pieds sur un stade de foot ou de rugby. Mais j’ai peine à admettre que si j’ai compris pour Béziers où était l’intérêt supérieur de la ville, ses décideurs publics hésitent à le faire. Quant au banquier qui refuse 150 000 euros au Président de l’ASBH pour aménager et équiper un restaurant, alors, de grâce, Olivier, des noms, s’il vous plaît ! Là c’est moi qui pousserai en mêlée !
15:00 Publié dans femmes et politiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Adieu nos quinze ans !
Hier, un Lieutenant Colonel de l’Armée de Terre, toujours fringuant mais retiré d’active, appelons le Jeandar (3e en partant de la gauche sur la photo) a réuni, allez disons le, les 20 sixties de nos quinze ans : auberge de campagne, bonne table, bonne chère, vins gouleyants ; normal, au cœur même de la crise à Nissan, dans l’Hérault, il faut, puisqu’on peine à le vendre, le boire ! Nous y étions tous résolus !
Plaisir nouveau, immense et sans faille des retrouvailles. Même lieu, même unité de temps, tel un rêve qui permettrait pour un jour de soulever le rideau sur le théâtre de notre propre vie Et à y regarder de plus près il est conforme au modèle qui fait que dans un pays où l’on prône aujourd’hui l’allongement de la durée du travail, tous ou presque – enseignant(e)s, employé(e)s de banques, fonctionnaires, sont retraités et ceux qui ne le sont pas y aspirent.
Côté parité, dans le groupe, vous me direz, c’est parfait ! Mais en forçant le trait, médecin, professions libérales ou emplois supérieurs à un près se conjuguent au masculin. Et pourtant, la surdouée c’était Janine (1ere au rang des filles et partant de la droite) institutrice en région parisienne. Elle était fille de petits vignerons. Annie, crinière blanche, corsage rouge et sourire éclatant aussi. Mutine en bout de rang, Danièle, la fille du menuisier, fonctionnaire qui s’interroge sur le montant d’une retraite à « temps partiel » après des années passées à s’occuper de ses filles ; Thérèse, la main posée sur l’épaule de la « chemise à carreaux » qu'elle na jamais quitté depuis ses 14 ans, Christiane, la fille du boucher qui le regarde et proclame « qu’elle n’est pas de gauche ! » mais « votera pour (moi) ! », plus à gauche (de la photo) Suzy rit aux éclats, et à côté, Gilou, fait figure de star.
Et moi, les mains posées sur Tito. Il ne sait pas son rôle déterminant de mes engagements, je lui conserve la gratitude d’une discrimination sociale bien involontaire mais au caractère profondément formateur. Et à cette « dream team », la reconnaissance, immense, de m’avoir dit hier combien ils voulaient croire en moi.
Alors, à l’heure où je m’interroge encore de savoir si oui ou non, je serais candidate à l’investiture du Parti socialiste pour les représenter à l’Assemblée nationale en 2007, une nouvelle question s’ajoute aux autres : comment ne pas les décevoir ?
12:05 Publié dans femmes et politiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13 avril 2006
La Perle du Désert
Le 7 avril 2006, un attentat à Ghardaïa (Algérie) visant un groupe d’agents des douanes et leurs responsables qui se rendaient à un séminaire à Ouargla a fait 13 morts et 8 blessés. Selon la police, le convoi a été attaqué au lance-roquette par un groupe armé islamiste qui a incendié une partie des véhicules et dérobé l’autre.
Membre d’une délégation reçue en visite officielle la semaine précédente, j’y avais rencontré « La perle du désert ». Impressions : agis_2005_r._2_alger_la_perle_du_desert.doc
20:30 Publié dans femmes et politiques | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Femme
07 avril 2006
Machos solidarité et caïdat
Outre le CPE, deux événements majeurs s’imposent dans l’actualité aujourd’hui.
D’abord, « Ségo », comme l’écrit ce matin François Martin (www.midilibre.com), qui à fleuret moucheté, ne lui fait pas de cadeau. On peut comprendre, il a obtenu, en lieu et place du premier chapitre du livre promis par Ségolène Royal sur son site (www.desirdavenir.org), quelques simples notes difficiles à décrypter. Bref, « une grande déception littéraire ». Ou peut-être une confusion entre vitesse et précipitation qui aurait dégonflé le message tombé hier sur le fil de l’AFP. Un faux pas qu’avec une rare élégance, le sénateur socialiste Michel Charasse s’empresse de souligner : à propos de Mme Royal , « C’est une baudruche qu’il faut dégonfler ».
Ensuite, Sohane Benziane, morte parce que brûlée vive, « par un caïd à deux balles » à Vitry sur Seine pour avoir transgressé en 2002 l’interdit qu’il lui avait signifié de pénétrer dans sa cité Balzac. (www.lemonde.com).
Deux femmes, deux mondes, deux histoires. Mais une même mise à l’index. Cette tabriya dont les nuances vont encore dans les dernières communautés Ibadites de Ghardaïa, pour qui enfreint la règle, de la mise en quarantaine jusqu’à l’exil. Mortel pour qui est chassée de ces oasis isolées au milieu du désert. Alors, machos solidarité ou caïdat, même combat ?20:57 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Femme
06 avril 2006
Le Premier et Gabrielle
Gabreille m’écrit aujourd’hui de la Région parisienne.
« Dans le canard Enchaîné du 22 mars je suis tombée sur l'entrefilet suivant : le 14 mars notre fringant Premier ministre quitte la réunion du groupe des parlementaires UMP sur ces fortes paroles : "Je ne ferai pas comme Balladur avec le CIP. J'irai jusqu'au bout. Moi j'ai des c… !"
Réponse à distance et quelques jours plus tard d'Edouard Balladur :
"Vu le vocabulaire qu'il emploie, ce type doit être un obsédé sexuel".
J'avais mis ça sur le compte de l'esprit gaulois, mais au détour du web je tombe sur la dépêche AFP suivante et ça se confirme, ce type est un obsédé : "La France a envie qu'on la prenne. Ça la démange dans le bassin. Celui qui l'emportera à la prochaine élection, ce ne sera pas un permanent de la politique mais un saisonnier, un chenapan, un maraudeur",confiait récemment Dominique de Villepin à l'ancien directeur de la rédaction du Figaro Franz-Olivier Giesbert, qui a retranscrit cette image inattendue dans son ouvrage 'La tragédie du président' (Flammarion)."
J'ai feuilleté le livre en librairie et on y trouve même une citation encore plus élégante à la page 284 :
" La France a l'air à la ramasse. Mais observez-là de près. Elle a les jambes écartées. Elle attend désespérément qu'on la baise : ça fait trop longtemps que personne ne l'a honorée".
Je ne condamne pas la gauloiserie mais je m'inquiète de la fréquence obsessionnelle et de la vulgarité avec lesquelles Villepin s'y adonne. Et je suis révoltée par cette apologie du viol qui est clairement sous-jacente dans son discours.
Cet homme a l'air de sortir de l'époque pas si lointaine où les tribunaux demandaient aux victimes de viol si elles n'avaient pas "un peu allumé" leur violeur. A l'heure où l'UMP agite le fantasme de la 'tournante' en banlieue pour des motifs purement électoralistes, ça me parait non seulement pas très opportun mais surtout profondément malsain.
Je suis enseignante en banlieue parisienne et je ne vois pas comment je vais apprendre le respect de l'autre et de la loi à mes élèves quand le Premier ministre du pays s'exprime publiquement comme un délinquant sexuel d'habitude ».
09:21 Publié dans femmes et politiques | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Femme
Match
J’ai reçu hier des excuses personnelles de Mr Garcia, le commercial du Club de foot de Montpellier. Elles m’ont touchées. Il m’a dit aussi, « tout de même, votre blog n’est pas sympa ». Ah, bon ? « La preuve que le Président (Mr Nicollin), aime les femmes, c’est « qu’il a » une équipe féminine, et que vous n’en parlez pas ». Juré, la prochaine fois que les filles jouent à la Mosson ou que le Club affrète un avion spécial pour leur prochain match, je vous promets la Une !
09:15 Publié dans femmes et politiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Femme
05 avril 2006
Match…os !
Alliant « mur du çon » et « match… os » dans un commentaire hilarant, Mr Pierre B. me conseille, pour faire court, de laisser tomber… Peut-être a-t-il raison ? La contribution apportée le 21 mars par l’Observateur (qui me rappelle comment une discipline sportive, le tir n’a plus été, à compter de 1968, proposée qu’aux hommes parce qu’une tireuse d’élite Zhang Shan avait remporté le 23 mars l’épreuve mixte, en battant de surcroît le record olympique) m’inciterait à ne pas me ranger à son sentiment. D’autant plus que la situation ne semble pas désespérée. Cette année à Rolland Garros, pour la première fois, le premier prix attribué pour ces compétitions majeures sera d’un montant égal (près de 970 000 euros) pour les tournois disputées et par les hommes et par les femmes
10:20 Publié dans femmes et politiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



