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25 avril 2006

Mme Michel, rue de la Rocalve

Une enquête présentée au cours du Forum des Global Leader à Davos en 2005, démontrait de manière incontestable la corrélation entre l’égalité des sexes et la hausse de la richesse entre habitants dans les pays développés. Et les chiffres français et suédois confirment que la fécondité des femmes y progressent même quand elles ont une activité professionnelle, pourvu que des politiques efficaces d’accueil de la petite enfance existent.

            Pourtant, officiellement, les femmes ne contribuent qu’à 40% dans la production des richesses. Mais quand les économistes y ajoutent  le travail domestique des femmes non comptabilisé dans les calculs du PIB, ce pourcentage dépasse 50%. A la question de savoir comment elles font, l’enquête répond « grâce à leur résistance physique » et « aux machines diverses et variées –à laver le linge, la vaisselle…-, sur qui elles peuvent vraiment compter… ».

            Dans ma toute petite enfance, à Nissan, les femmes faisaient encore leurs lessives à la main. Et, je n’ai jamais oublié une très vielle dame, réceptionnant sa première machine à laver, en s’exclamant en occitan (c’est encore dans nos villages la langue de l’émotion) : « si je tenais celui qui l’a inventé, pour sûr, je lui donnerai la Légion d’Honneur ! ». Elle s’appelait Mme Michel et demeurait rue de la Rocalve…

09:06 Publié dans femmes et politiques | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

Commentaires

La hausse de la richesse par habitant est une moyenne mathématique qui ne rend pas compte de toute la réalité.
On peut arriver à faire une bonne moyenne par habitant avec peu de gens très riches et beaucoup de gens très pauvres.

Ecrit par : L'OBSERVATEUR | 25 avril 2006

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