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17 avril 2006
Adieu nos quinze ans !
Hier, un Lieutenant Colonel de l’Armée de Terre, toujours fringuant mais retiré d’active, appelons le Jeandar (3e en partant de la gauche sur la photo) a réuni, allez disons le, les 20 sixties de nos quinze ans : auberge de campagne, bonne table, bonne chère, vins gouleyants ; normal, au cœur même de la crise à Nissan, dans l’Hérault, il faut, puisqu’on peine à le vendre, le boire ! Nous y étions tous résolus !
Plaisir nouveau, immense et sans faille des retrouvailles. Même lieu, même unité de temps, tel un rêve qui permettrait pour un jour de soulever le rideau sur le théâtre de notre propre vie Et à y regarder de plus près il est conforme au modèle qui fait que dans un pays où l’on prône aujourd’hui l’allongement de la durée du travail, tous ou presque – enseignant(e)s, employé(e)s de banques, fonctionnaires, sont retraités et ceux qui ne le sont pas y aspirent.
Côté parité, dans le groupe, vous me direz, c’est parfait ! Mais en forçant le trait, médecin, professions libérales ou emplois supérieurs à un près se conjuguent au masculin. Et pourtant, la surdouée c’était Janine (1ere au rang des filles et partant de la droite) institutrice en région parisienne. Elle était fille de petits vignerons. Annie, crinière blanche, corsage rouge et sourire éclatant aussi. Mutine en bout de rang, Danièle, la fille du menuisier, fonctionnaire qui s’interroge sur le montant d’une retraite à « temps partiel » après des années passées à s’occuper de ses filles ; Thérèse, la main posée sur l’épaule de la « chemise à carreaux » qu'elle na jamais quitté depuis ses 14 ans, Christiane, la fille du boucher qui le regarde et proclame « qu’elle n’est pas de gauche ! » mais « votera pour (moi) ! », plus à gauche (de la photo) Suzy rit aux éclats, et à côté, Gilou, fait figure de star.
Et moi, les mains posées sur Tito. Il ne sait pas son rôle déterminant de mes engagements, je lui conserve la gratitude d’une discrimination sociale bien involontaire mais au caractère profondément formateur. Et à cette « dream team », la reconnaissance, immense, de m’avoir dit hier combien ils voulaient croire en moi.
Alors, à l’heure où je m’interroge encore de savoir si oui ou non, je serais candidate à l’investiture du Parti socialiste pour les représenter à l’Assemblée nationale en 2007, une nouvelle question s’ajoute aux autres : comment ne pas les décevoir ?
12:05 Publié dans femmes et politiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




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