statistiques
Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

27 mars 2006

Parité et renouvellement

Deux audois m’ont saisi vendredi 24 sur mon blog, de « l’absence de renouvellement dans leur département des députés PS », « sans penser aux jeunes femmes et hommes qui pourraient y participer ». C’est disent-ils une « nouvelle crise de la représentation des nouvelles générations de militants ».

            C’est donc à la lumière de ces commentaires que j’ai examiné ce matin la liste des circonscriptions réservées aux femmes par le Parti socialiste en France et dans la région.

        Concernant l’Aude, « Pays Cathare », il  partage cette contre performance avec une poignée de départements dont la Corse. Ceci expliquerait –il cela ? Quoiqu’il en soit, si j’ai bien lu la presse régionale du moment –j’étais à l’étranger dans un pays où l’on ne fait pas non plus de cadeaux aux femmes-, les responsables se sont déclarées satisfaites, des postes de conseillères générales leur seront réservés la prochaine fois. Sauf que cela n’est pas pareil, c’est d’abord, dans une démocratie, je le dis toujours, à la représentation nationale que se trouve le seul pouvoir politique transformateur. Et qu’en quelque sorte, si les audoises peuvent siéger à l’Assemblée départementale, elles n’ont toujours pas droit au chapitre pour représenter. Notez que j’avais déjà dit cela en mars 2001, des suppléantes avaient été désignées pour 2002 et je m’étais attiré les foudres du Bureau fédéral quand j’avais émis des doutes sur la portée réelle de leur possibilité de franchir un jour le seuil du Palais Bourbon.

            En Lozère et dans le Gard, c’est à peine mieux, les circonscriptions réservées n’ont jamais connu, nous fait savoir clairement le Bureau national, de députés socialistes depuis 1988. Dans les Pyrénées-Orientales, ce sera deux ou trois, mais l’enjeu majeur de la féminisation n’est pas tranché dans le bastion inébranlable du PS à Céret.

            Quant à l’Hérault, disons le, il sauve en réservant trois circonscriptions sur sept l’honneur régional. Et si toutes ont été gagnées par le PS au moins une fois depuis 1988, deux d’entre elles, à Montpellier et à Béziers, encore détenues par les socialistes en 2002, recélaient des prétendants qui n’auraient pas franchement terni par leur image la volonté de renouvellement du parti. Saluons donc le choix politique de la parité et formulons le souhait qu’il privilégie avec autant de force cet objectif de renouvellement. Alors seulement je pourrais dire aux audois de ne pas désespérer et de tenir bon ; çà paye !

 

 

 

 

 

 

 

Commentaires

Un truc pour l’égalité au parlement

Des femmes de l’UMP, du PS, des VERTS et de l’UDF se sont rencontrées pour dénoncer la faible représentation des femmes à l’assemblée nationale.

Jacques Chirac s'est engagé sur la parité dans les "élections de listes"... Facile, mais quid des scrutins majoritaires ?

La chaîne parlementaire nous présente, le plus souvent, un hémicycle à moitié vide. Entre le palais Bourbon et la circonscription, il faut choisir.

Bien qu’élu, le député suppléant n'a-il aucun pouvoir ! Il devrait pouvoir prendre par aux votes de l'assemblée ou représenter le titulaire dans la circonscription.

C'est ainsi que fonctionne de nombreux comités et commissions de la vie publique et sociale. Une telle réforme serait donc admise par les citoyens. L'assemblée ne ferait... que rentrer dans le rang.

Dès lors, il serait juste de consolider le nombre de députés titulaires et suppléants pour apprécier l'effort de parité d'un groupe politique.

Mais, attention, la parité ce n'est pas systématiquement deux personnes de sexe différent sur le même bulletin. Au contraire, à l'échelle d'un parti la répartition ressemble à celle des petits pois triés par le moine et botaniste Johann Gregor Mendel :

voir schéma sur http://balajade.over-blog.com/article-2058368.html

Désolé pour la compararaison, et la mise en boite de nos édiles... boite de petits pois

Écrit par : Régis | 30 mars 2006

Les commentaires sont fermés.