« Hypothèse d’école | Page d'accueil | Contestataires ou Vénus beauté ? »
11 mars 2006
Point de vue du Quotidien d’Oran
Expédié par Souâd Khodja (8 mars) ), le billet de Kamel Daoud du Quotidien d’Oran du 11 mars, dont on dit en ville qu’on "achète le journal tous les jours pour son humour ravageur" … et qui nous ramène au commentaire de Mr Ballester et Mr Delavant déjà évoqué (9 mars).
« Le lendemain de la journée de la femme, la femme n’est encore qu’une femme. On l’a déjà dit, elle est la moitié de l’homme et l’homme la totalité de son problème. C’est pour cette raison qu’il faut être sincère : la meilleure façon de parler du 8 mars, ce n’est pas le 8 mars, mais le 9 mars. C’est le lendemain que cela recommence : la femme revient dans le périmètre de l’homme qui lui, l’homme, revient à ce qu’il pense tout le temps de la femme après une demi-journée de fausse hésitation. La solution ? On peut en dégager trois :
- La première est celle de Bouteflika : pour que la femme change sa condition, il faut qu’elle change la condition de l’homme qui lui impose une condition injuste, dixit son dernier discours. Mais là, généralement, l’issue est connue : quand l’homme change de condition, il change de femme !
- La deuxième est celle de l’économie de marché : la femme cultive son indépendance, travaille, épargne, achète un logement, achète une voiture et décroche donc son indépendance. Mais là aussi, l’issue est connue : que faire de son indépendance dans un pays qui n’est pas indépendant ? Au mieux la femme se fixe pour but d’être un homme et regarde le reste des femmes comme la moitié de son propre parcours de femme indépendante. Au pire, elle finit seule coincée dans un embouteillage, elle n’a plus le problème de la femme mais les problèmes de tous les hommes, là où toutes les autres femmes vont la regarder comme une femme qui a surmonté les problèmes des femmes mais qui a raté l’essentiel : trouver un homme qui l’accepte avec sa solution à elle.
- La troisième solution est celle du voile absolu : la femme met un voile pour ne plus voir la femme et donc pour ne plus voir son propre problème. Le résultat est que l’homme ne la regarde plus comme une femme mais comme une vertu et donc ne la traite plus comme un problème mais comme un rideau. Au mieux, cela vous donne le même problème que l’on n’a pas pu résoudre depuis plusieurs siècles. Au pire cela vous conduit à voter FIS pour la seconde fois de votre existence. Dans ce cas, le problème de la femme est résolu par une curieuse solution : pour voiler la femme il suffit de dire qu’elle n’existe pas et pour déclarer qu’elle n’existe pas, il suffit de la voiler en se voilant la face.
Les Algériens sont en conclusion comme tous les arabes : ils sont dans un gros désert assis face à une énorme sphinx qui leur pose la fameuse question de la filiation et de la maturité.La mauvaise réponse est celle que l’on connaît : au lieu de se détacher de sa mère, on voile la sœur, on marie la fille, on embrasse la grand-mère, on surveille la voisine, on harcèle l’inconnue, et l’on attend celle que l’on imagine à la surface de la lune, assise à tricoter l’éternité; Dans la tradition quasi universelle du mythe du sphinx, il s’agit là de la seule version où le sphinx n’interroge pas seulement les passants, mais s’interroge lui-même sur sa propre utilité et sur sa carrière de patron des profondeurs humaines ».
19:00 Publié dans femmes et politiques | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Femme



Commentaires
CORAN: Sourate 4, verset 38.
"Les hommes sont supérieurs aux femmes par le fait qu'Allah leur a réservé les plus hautes places de la société, et que c'est eux qui pourvoient aux dépenses du nécessaire."
Ecrit par : DELAVANT | 13 mars 2006
CORAN: Sourate 4, verset 38:
"Les hommes sont supérieurs aux femmes par le fait qu'Allah leur a réservé les plus hautes places de la société et que c'est eux qui pourvoient aux dépenses du nécessaire".
Ecrit par : DELAVANT | 13 mars 2006
CORAN: Sourate 4, verset 38.
"Les hommes sont supérieurs aux femmes par le fait qu'Allah leur a réservé les plus hautes places de la société, et que c'est eux qui pourvoient aux dépenses du nécessaire."
Ecrit par : DELAVANT | 13 mars 2006
Ecrire un commentaire
NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.