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28 février 2006
Indigne Hélène
On s’émeut ce matin dans la presse de la façon dont Hélène Mandroux, maire de Montpellier a passé l’éponge sur un propos peu amène tenu il y a plusieurs semaines à son encontre par son prédécesseur à l’Hôtel de ville.
En replaçant par son attitude « l’événement » au niveau d’une querelle de cour de récréation, Hélène Mandroux, prenant de la distance avec la polémique, a démontré avec brio qu’une femme pouvait faire de la politique autrement. Une pierre dans le jardin de ceux, qui à mi parcours de la parité aux municipales, s’interrogent encore sur ce qu’elles peuvent apporter de plus en politique. Alors, indigne, Hélène ?
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Acheter...
Sans objet
08:50 Publié dans femmes et politiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Femme
Acheter du sexe n’est pas un sport
Le 25 janvier 2006, La Coalition Contre la Traite des Femmes (CATW) a lancé une campagne internationale intitulée : Acheter du sexe n est pas un sport. Cette campagne proteste contre la promotion publique de la prostitution durant la Coupe du Monde de Football en juin/juillet 2006. La pétition, disponible sur http://catwepetition.ouvaton.org/php/index.php a déjà été signée par plus de 10 000 personnalités et organisations à travers le monde. Elle demande aux 32 pays participant à la Coupe du Monde de Football, de s opposer a la promotion de la prostitution par l Allemagne et de publiquement dissocier leur équipe de l’industrie de la prostitution ; au Comité FIFA et a son président J.S.Blatter, de s opposer au lien entre football et commerce du sexe ; appelle le gouvernement allemand et sa chancelière, Angela Merkel, à arrêter la traite des femmes pour la prostitution et a décourager la demande qui favorise la prostitution
Pour mémoire, on estime que 3 millions de supporters se rendront en Allemagne pour la Coupe du Monde de football, et que 40 000 femmes y seront "importées" d Europe Centrale et Orientale pour les servir sexuellement.
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26 février 2006
Parole de militante
Pris sur le vif : extrait d’une conversation avec Yvette Chassagne, Préfet, Commissaire de la République honoraire, Conseillère-maître honoraire à la Cour des Comptes, ancienne Présidente de l’UAP, Conseillère municipale de Narbonne, Commandeur de la Légion d’Honneur, Grand officier de l’Ordre national du Mérite.
« Dans la région où le « putaing-cong ! » est moins une injure qu’un simple signe de ponctuation, il faut replacer dans ce cadre l’algarade de Georges Frêche avec un citoyen d’origine harki, et, tout en jugeant sévèrement le propos, se demander, au-delà de l’émotion causée par la cruauté de ce verbe dont l’auteur s’est en conscience excusé, à qui profite tant d’agitation ?A droite, bien entendu à ceux qui voient le moyen de renverser la majorité régionale que Georges Frêche leur a enlevé. Quoiqu’on en pense, et compte tenu des pratiques politiques françaises, c’est uniquement tâche d’opposant. Mais aussi un artifice pour faire oublier la brutalité des décisions qui aggravent encore aujourd’hui la situation des plus fragiles dans notre région.
A gauche, chez les partenaires de la majorité régionale, l’aubaine peut-être de renégocier à la hausse un certain nombre d’avantages attachés à l’exercice de leurs responsabilités. Ceci, bien loin de l’émoi provoqué par le regrettable dérapage, et, sous couvert de meilleures pratiques démocratiques.
Enfin, et c’est plus grave, à l’intérieur du Parti socialiste, où certains, à coup de site Internet, de blogs, de pétitions … que sais-je encore, ont trouvé l’occasion, en France et en Languedoc-Roussillon, soit d’occuper la position dont ils rêvent, soit d’accéder à des postes qu’ils n’ont pas su conquérir.
Membre du Parti socialiste clandestin, militante depuis 1942, j’ai vécu dans le Parti toutes sortes de difficultés. Je ne reste pas moins attachée à une organisation que je vois avec peine se déliter autour d’un mot malheureux qui risque de détruire ce qui, pour moi, à plus de 80 ans demeure ma famille.
Je ne peux m’empêcher d’évoquer Georges Guille (député de l’Aude, ancien Président du Conseil général ancien ministre de la IVeme République). Il aurait sans doute dit : « C’est un camarade, on l’engueule, mais on ne le détruit pas ! ».
Yvette Chassagne est Présidente du Comité de soutien de l’Assemblée des femmes du Languedoc et du Roussillon.
http://www.assemblee-des-femmes.com/contacts/languedoc/in...
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23 février 2006
Midi à sa porte
Chacun voit midi à sa porte. Le propos de Georges Frêche offre jusqu’au plus obscur l’ivresse de la tribune sous le feu de projecteurs qui jusque là les avaient ignorés. L’augure est pour le député-maire de Palavas. Du même coup il accède à la célébrité et procède à l’épuration du compte qu'il a ouvert l’année dernière dans les écritures de l’Agglomération de Montpellier. On peut comprendre et admettre le jeu politique. Le « gâteau » servi à la droite par le Président de la région Languedoc-Roussillon est une douceur pour calmer les angoisses de divisions internes et du gouffre d’impopularité dans lequel le chef de l’Etat a sombré.
Mais quand Mr Jeanjean, somme le Parti socialiste de prendre des sanctions il commet l’erreur grossière d’aller jouer le mach sur un terrain qui n’a pas été qualifié. En clair, si le député maire de Palavas veut peser sur les décisions du Parti socialiste, c’est très simple, rien ne l’empêche d’y adhérer, il ne sera pas déçu. A l’ombre des calicots les apparatchiks de tous poils y réclament des sanctions. Et à y regarder de plus près, c’est vrai, chacun y trouve son compte, je veux dire du grain à moudre pour ses propres ambitions, celles de ses chefs, voire pour son nouveau courant … Arnaud Montebourg, député socialiste de Saône et Loire estime que « l’exclusion de Georges Frêche du PS est désormais posée ».
Quant à la majorité régionale qui se tait pudiquement depuis deux ans, là aussi, c’est très simple, que ceux qui sont en désaccord le fassent connaître en abandonnant leurs vice-présidences. L’augure reviendrait alors aux femmes, elles sont moins de 30% à siéger actuellement dans l’exécutif.
Vous l’avez compris, Frêche est un ami. Et comme Pierre Antonini, Président de la Ligue des Droits de l’Homme, je le connais depuis 35 ans. Et parce qu’il ne m’a jamais fait de cadeau en politique, bien au contraire, je voudrais bien voir ceux dont il a fait hier le brillant dessein d’aujourd’hui, sortir de leur silence. Le député européen Robert Navarro l’a déjà fait.
A moins qu’il ne faille que la « la bête meure » ...
11:34 Publié dans femmes et politiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Femme
21 février 2006
La France à contre courant
Au moment où un Rapport d’Amnesty International www.amnesty.asso.fr fait des violences faites aux femmes en France, - notre pays est signataire des principaux traités relatifs aux droits humains - « une affaire d’Etat », c'est-à-dire une question à ne plus reléguer à la sphère privée comme des « conflits familiaux » ne relevant pas du domaine d’intervention de la justice, le Garde des sceaux, Pascal Clément, s’oppose à amender une proposition de loi présentée par le sénateur socialiste audois Roland Courteau, comme le lui demande la sénatrice présidente de la délégation des droits des femmes Gisèle Gautier (UC-UDF, Loire- Atlantique) www.senat.fr. L’amendement réclamé vise à modifier une disposition du code pénal qui conduit à faire condamner la victime pour dénonciation calomnieuse si sa plainte n’a pas abouti. Très souvent, le non aboutissement, autrement dit lorsqu’un non lieu, une relaxe ou un acquittement sont prononcés, l’article 220-10 du code pénal dispose que de la décision de justice, résulte forcement la fausseté du fait dénoncé. Or, chacun sait que pour celle qui a subi des violences, porter plainte n’est pas chose facile.
Le cas récent de Mme Martinez, mis en lumière entre autres par l’Association contre les Violences faites aux Femmes au Travail (AVFT) www.avft.org en témoigne. Mme Martinez, employée dans une piscine municipale avait porté plainte contre son supérieur hiérarchique et dénoncé un chantage sexuel. La plainte avait été classée sans suite, et Mme Martinez, poursuivie pour dénonciation calomnieuse, condamnée par la Cour d’Appel de Nîmes à 500 euros d’amende, plus 6000 euros à verser à l’homme qu’elle avait accusé de l’avoir agressé. Lundi 20 février, la plainte pour dénonciation calomnieuse était à nouveau examinée par la Cour d’Appel d’Aix en Provence. Mme Martinez, cette fois a été relaxée.
L’Ordre des Avocats de Nîmes a conduit, en collaboration avec la Commission européenne, avec des Barreaux Espagnol, Italien et Algérien en 2005, un travail sur la diligence des Etats à sanctionner les violences et à offrir des réparations aux femmes victimes. www.euromed-droit.org
Amnesty International estime que 4 femmes meurent chaque mois dans notre pays sous les coups de leur conjoint, un recensement effectué en novembre 2005 à la demande du ministère de la cohésion sociale évalue à une femme sur dix le nombre de victimes de violence conjugale. Pourtant, parmi elles, seules 13 % portent plainte. …
20:00 Publié dans femmes et politiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Femme
16 février 2006
Volet de bois et commentaires
J’ai reçu aussi un commentaire injurieux à son endroit, que j’ai supprimé, pour deux raisons : d’abord parce que c’est inadmissible, ensuite parce que l’administration du blog me rappelle que je suis responsable outre de ce que je publie, de ce que les tiers me répondent.
Et à ce stade j’estime que le système a quelque chose de faussé ; si je signe toujours mes billets, et donc si je prends publiquement la responsabilité de ce que j’écris, la plupart des commentateurs se dissimulent derrière les pseudonymes les plus divers. Ce qui m’amuse au fond, car les même donnent, sous couvert de leur anonymat, leçons de courage et discourent sur l’honneur !
Ah bon, je n’ai rien compris à l’esprit du blog ? Au secours Michel « tisseur de toile » !
12:11 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
15 février 2006
Marronniers 2
Toujours à propos du 8 mars, Journée internationale des femmes, une amie, Yvette Chassagne, la première femme Préfet nommée en 1982, me signale l’initiative d’un député de l’Aude qui lui « offre » ce jour là son blog à l’occasion de cette célébration. Gageons que Mme Chassagne saura trouver les mots pour dire que dans ce département, il est plus facile de céder son blog à une femme que son siège de député.
Yvette Chassagne est Présidente du Comité de soutien de l’Assemblée des femmes du Languedoc et du Roussillon.
http://www.assemblee-des-femmes.com/contacts/languedoc/in...
10:05 Publié dans femmes et politiques | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Femme
14 février 2006
Hurler avec les loups
La presse déborde ce matin des griefs faits à Georges Frêche à propos de l’incident survenu samedi avec une association d’anciens harkis. Chacun connaît la violence des représailles que ces algériens d’origine, abandonnés à la fin du conflit franco-algérien par l’armée aux côtés de laquelle ils avaient combattu sur place, ont subies dans leur pays à la fin des hostilités. Chacun connaît les conditions dans lesquelles ceux qui ont eu « la chance » de fuir ont été « recueillis » par le Gouvernement de l’époque (1962) du pays des Droits de l’Homme, la France ; le Camp de Harki de Saint-Pons à l’Ouest du département demeure dans les mémoires de ceux qui n’ont rien oublié de leurs souffrances.
Chacun connaît aussi le tempérament colérique de Georges Frêche. Ses saillies verbales, dont l’ampleur est proportionnelle à la raison qui les déclanche – j’analyse soit le vécu d’une injustice, soit d’un agacement pour l’incompréhension d’une cause qu’il croyait juste, soit la défense de fortes convictions…- ajoutées au goût de ce rien de provocation qu’il cultive habilement, intègrent le risque du tribun et celui des mots qui tuent !
Mais quand son tempérament gaulois le porte à distiller sur les femmes quelques histoires plutôt égrillardes dont-il se fait quelquefois une spécialité, les mêmes des loups qui hurlent ce matin ricanent grassement en se poussant des coudes! Une insulte sexiste valant une insulte raciste pourquoi faire deux poids et deux mesures ? Sauf que la main sur le cœur des arrières pensées politique, la meute des bien pensants profite de l’augure et appuie ce matin sans prendre aucun risque sur la plaie ; l’homme est blessé, d’avoir trop parlé et marri certainement d’avoir dû s’en confesser.
Geneviève Tapié
Présidente de l’Assemblée des femmes du Languedoc et du Roussillon
Chevalier de la Légion d’Honneur
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13 février 2006
Le Gouvernement Catalan légalise les maisons de passe
Dans un avant projet de loi, la Généralité de Catalogne, suivie par la Mairie de Barcelone cherche à organiser l’activité « d’échange de services sexuels contre une rétribution », autrement dit la prostitution. Elle vise, au motif d’une très large immigration féminine clandestine, à interdire la rue aux prostituées et, avec un luxe de détails, défini les conditions d’exercice du métier dans des locaux munis d’une licence légale. Quant à la municipalité, elle inflige depuis le 25 janvier des amendes de 600 euros aux femmes, qui au même titre que les ventes à la sauvette et les paris de rue sont réputées « enfreindre la réglementation urbaine en troublant l’ordre public ».
Je veux bien comprendre les inquiétudes tant du Président de la région, Pasqual Maragall que du Maire de Barcelone, Joan Clos devant l’afflux en Catalogne de jeunes femmes des anciens pays de l’Est, en vue d’y pratiquer le « plus vieux métier du monde » que je considère néanmoins comme l’une des formes les plus perverses de l’esclavage au XXIe siècle. Mais je ne voudrais pas que la prostitution devienne un moyen légal de reconversion de zones économique. La route de la Junquera, entre Perpignan et Figueres, ancien poste de dédouanement frontalier des transports routiers rendu inopérant par les accords de Shengen – libre circulation des biens et des personnes à l’intérieur des frontières de l’Union européenne- est bordée de divers établissements où de jeunes slaves développent notamment me dit-on –c’est l’argumentaire des élus locaux-, une activité de « substitution », aptes à favoriser la reconversion de ce pôle économique sinistré.
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